RETOUR SUR LES VŒUX AUX HABITANTS

Comme chaque année, le Maire et tous les membres du conseil municipal, ont convié les habitants pour la traditionnelle cérémonie des vœux. L’occasion de retracer l’année écoulée en chiffres, en actions mais aussi en moments forts avec en trame de fond la volonté de faire valoir comme la principale des richesses, « le lien et le goût des autres ». Nous vous proposons ici de revivre ce temps important pour la vie de la commune en publiant le discours intégral du Maire et la vidéo diffusée lors de ces vœux.

Retour en images sur l’année 2018 !

Mesdames et messieurs, tud Plougerne hag ar re all, degemer mad. Bienvenue à vous toutes et tous, acteurs associatifs, économiques, gendarmes, pompiers volontaires, volontaires de la SNSM, chers collègues élu-e-s et anciens élu-e-s de Plouguerneau, du conseil départemental, de la Région Bretagne et des communs alentours au sein de la communauté de communes du Pays des Abers ou non. Bienvenue aux nouveaux habitants et aux habitants confirmés.  Bienvenue à vous qui, à votre niveau, participez à ce que nous avons l’habitude de faire valoir comme la principale des richesses : à savoir le lien et le goût des autres, voisins plus ou moins proches de Plouguerneau jusqu’à n’importe quel lieu sur la planète.

Comme déjà évoqué l’année dernière, la forme de ce rendez-vous, peut, a priori, sembler en décalage avec une aspiration croissante à une plus grande participation citoyenne. Cette préoccupation, largement exprimée à travers le mouvement des « gilets jaunes », continue d’être la nôtre au bout de 5 années de mandat. Sur la base de cette expérience, il nous semble bien qu’il n’existe pas de modèle standard. Les traductions plouguernéennes sont nombreuses et nous ne pouvons que remercier celles et ceux qui s’engagent dans ces différents rendez-vous et actions publiques partagées. Vous en avez sous les yeux une belle illustration. Merci au photographe Didier Porchel.

 

PENSER GLOBAL, AGIR LOCAL

Toutes ces actions sont encouragées par ce qu’elles permettent d’appropriation collective des projets. Elles sont souvent associées de bien d’autres bénéfices qui ne se limitent pas à la seule réduction d’un coût financier.

Cette expérience de 5 ans d’action municipale partagée, avec ses réussites et ses imperfections, nous a aussi démontré toute l’importance d’une clarification des marges de manœuvres. Tout projet partagé et tout débat (du local au national) se doit donc d’être associé de précisions concernant ce qu’il est possible de faire sur la base de précisions concernant les contraintes financières, réglementaires ou même politiques. Il en va de la confiance entre les habitants et leurs représentants et il ne peut y avoir de coopération sans confiance.

Ce besoin de clarification concerne donc aussi le cadre et l’issue de ce grand débat national nourri des doléances et espérances de nos concitoyens. Nous en sommes ici à Plouguerneau à 44 contributions et environ 150 propositions. Ces propositions, dont certaines nous sont directement adressées, feront l’objet d’une présentation synthétique en début de notre prochain conseil municipal de mercredi prochain 30 janvier à 20h. On peut déjà y lire une priorité donnée à la justice fiscale, au partage des richesses et de fortes attentes en direction d’élu-e-s à qui il est demandé d’être à l’écoute du monde ordinaire dans sa plus grande simplicité.

Du local au national, de nombreuses initiatives sont donc susceptibles d’en inspirer d’autres. Il y a donc matière à nourrir le « nouveau contrat girondin » entre le gouvernement et les collectivités locales annoncé par Emmanuel Macron en juillet 2017. Il s’agirait alors, pour le gouvernement, de tirer un meilleur profit des expériences locales susceptibles de permettre une progression dans un grand nombre de domaines tels que le progrès démocratique, environnemental, économique et social.

Ce rendez-vous annuel nous donne l’occasion de rendre compte de l’action publique municipale. Cette action publique se veut cohérente et représente autant de matérialisations de valeurs comme celle d’agir local en pensant global pour aujourd’hui et pour demain.

REVUE ET PROJECTIONS

Je vous propose d’en apprécier la matérialisation par des allers et retours 2018 /2019 entre une revue, non exhaustive, de ce qui a marqué l’année 2018 (ponctuée de grands rendez-vous comme ceux de la Redadeg, des 50 ans de la SNSM, des 150 ans du Phare de Lanvaon, du 50ème anniversaire du jumelage franco-allemand à Edingen-Neckarhausen et de bien d’autres encore… Des allés et retours donc entre 2018 et les projections pour l’année 2019. Ce descriptif est aussi associé de questions et de projets en cours de réflexion.

Parlons finances tout d’abord. Le montant de 18,5 millions de dette communale à la fin 2013 a été réduit à 13,3 M€ fin 218. Une baisse de 28% grâce au paiement de lourdes annuités et à la renégociation d’une partie significative de la dette.  Cette réduction est en grande partie due à l’engagement des professionnels de la mairie. L’excellente maîtrise des dépenses de fonctionnement (moins 200 000 euros par rapport aux prévisions) nous ont permis en 2018 d’atteindre un niveau d’épargne jamais égalé depuis 2013. Qu’ils en soient remerciés.

Ce chantier communal concerne un nombre d’habitants qui augmente modérément mais dont la moyenne d’âge augmente également. Le nombre de décès excédant largement le nombre de naissance, cette progression correspond à l’arrivée d’environ 70 nouveaux habitants par an. Le nombre de logements habitables augmente aussi puisque 29 nouveaux logements ont été autorisés ainsi que 6 nouveaux lotissements totalisant 45 lots à bâtir. A ces lots nous pouvons rajouter 2 nouveaux lotissements récemment autorisés comprenant 9 lots pour l’un et 27 pour l’autre. A ces lots, nous pouvons rajouter la réception programmée de 6 appartements à loyers modérés, dans l’ex maison des sœurs, en cœur de bourg d’ici à la fin de ce semestre. Cette première réception sera suivie de la réception de 14 logements en 2020 à Lilia, à proximité de la salle Owen Morvan, dont l’un pourra accueillir un cabinet de santé réunissant médecins et infirmiers. Une autre demande de permis de construire sera aussi déposée d’ici à la fin de ce semestre pour la construction d’autres logements sur l’espace du Colombier entourant cette salle. Ce dernier projet permettra d’accueillir les activités associatives actuellement hébergées dans la maison communale. Comme suite aux discussions que nous avons eu avec les associations et les voisins de cet espace, et sous réserve de confirmation, il nous sera possible de garder un espace vert devant le centre de loisirs sans trop hypothéquer l’équilibre économique du projet. Il nous faudra, par la suite, décider de l’avenir de la maison communale dont le niveau de vétusté est tel qu’on ne pourra plus, dans un avenir proche, y accueillir aucune activité. Là où nous en sommes, et compte tenu de l’implantation du bâtiment, tout projet de rénovation est inenvisageable sans un apport financier conséquent de la commune. Il faut y rajouter le fait que cette rénovation serait associée de la perte du bénéfice des fenêtres à l’arrière du bâtiment du fait de son implantation en limite de propriété. Réflexion en cours donc pour laquelle nous accueillons toutes les suggestions.

Je me permets de ré-exprimer toute l’importance de ces projets pour les raisons déjà évoquées mais aussi du point de vue de l’accueil de jeunes familles dont les moyens ne permettent pas (ou, en tout cas, pas dans l’immédiat) d’accéder à la propriété. L’offre en la matière est quasiment inexistante sur la commune et de nombreuses personnes, qui aimeraient rester ou choisir Plouguerneau, n’ont, actuellement, pas d’autres choix que d’aller rechercher des solutions ailleurs. Comme déjà exprimée cette offre permettra aussi à un bon nombre d’aînés, habitant à distance des bourgs, de bénéficier de logements confortables, peu énergivores et à proximité des commerces et des services.

UN NOUVEL EQUIPEMENT MUNICIPAL : LA CUISINE

Comme fréquemment évoqué depuis le début du mandat, les rénovations et réparations des bâtiments communaux, lorsque c’est encore possible, grèvent lourdement le budget communal. Pour la cuisine municipale, dont le coût de 1,7 millions (dont 1 million  à la charge de la commune) représente le plus gros investissement du mandat, nous n’avons pas eu d’autres solutions que celle d’une construction neuve dont la réception peut être envisagée pour le début de l’année 2020. Ceci après avoir exploré d’autres alternatives telles que la mutualisation d’équipements avec nos voisins les plus proches. Cet investissement nécessaire, énergétiquement performant, entraîne le report d’autres travaux importants. Parmi ces travaux ceux qui pourront permettre de réduire la facture énergétique de la mairie surtout et des écoles publiques du petit prince et du phare pour lesquels un audit énergétique est programmé. Ces coûts concernent aussi les nouveaux bâtiments comme cette belle salle de l’Armorica. Nous avons engagé une procédure juridique pour parvenir au règlement des problèmes de fuites.

Malgré ces difficultés, la fréquentation par les spectateurs et les associations augmentent grâce au très bon travail de l’équipe professionnelle aidée par quelques bénévoles. Ce travail se traduit aussi par une réduction du niveau de contribution de la commune qui vient de passer sous la barre des 300 000. Ce coût reste cependant important et c’est la raison pour laquelle nous avons commandé une étude d’opportunité économique concernant l’installation d’un cinéma au-delà de ce que ce cinéma pourrait représenter comme intérêt, d’un point de vue culturel.

Le résultat de l’étude, qui nous a été dévoilé en début de semaine, confirme l’intérêt de l’intégration d’un tel équipement. Il restera, par la suite, à trancher la question du renoncement partiel ou intégral à la modularité de cette salle.

Autre investissement nécessaire et non encore programmé, celui de l’écomusée. Le déménagement projeté au Korejoù relève, ni plus ni moins, d’enjeux de pérennisation de l’activité de l’écomusée. Cette activité participe grandement à l’attractivité de Plouguerneau. Nous devons cette attractivité à toute l’équipe de l’écomusée dont le projet évolue constamment et s’inscrit dans un écosystème tout dernièrement matérialisé par la création d’un « Cluster Algues » organisé à l’échelle du Pays de Brest. L’écomusée pourrait donc encore évoluer du point de vue de ce qu’il peut apporter de vitrine à une filière qui se structure et pour laquelle les projets et débouchés sont nombreux. Le projet de déménagement de l’écomusée des goémoniers vers le Korejoù procède aussi d’une autre évidence, celle de son implantation sur les lieux historiques de l’activité goémonière. 

Ce déplacement pourrait, par ailleurs, représenter un formidable moteur de vitalisation du quartier de St Michel qui en a grand besoin. Ce chantier de vitalisation est déjà engagé avec les acteurs de la recyclerie « Ad impplij » pour laquelle nous participerons à la recherche d’une future implantation. La reprise annoncée du XV Breizh au printemps relève aussi des bonnes nouvelles. Dernière bonne nouvelle, celle de la constitution d’une association dont l’objet est précisément de s’engager en faveur de la vitalisation du quartier.

FAIRE VIVRE NOS QUARTIERS, UNE NÉCESSITÉ

C’est cette préoccupation portant sur la vitalisation des quartiers qui nous a conduit à acheter l’épicerie de Lilia, Il s’agit là du dernier commerce alimentaire pour lequel le coût d’investissement apparaissait le plus souvent insurmontable pour un grand nombre de porteurs de projets. Ouverture de l’épicerie offrant des produits de circuits courts et bio associés à des produits de premières nécessités dans le courant du mois d’avril. Là où à St Michel le chantier relève d’un nouveau défi, celui de Lilia commence à s’étoffer. Cette acquisition d’un montant de 55 000 euros (importante pour le budget de la collectivité) vient s’ajouter au long travail partagé avec les acteurs économiques et l’ensemble des habitants depuis 2014. Cette vitalisation va se poursuivre par la rénovation du front de mer. Nous confirmerons aussi la pérennisation du marché du dimanche sur une période que nous espérons pouvoir progressivement étendre au-delà de la seule période d’été.

Vitalisation encore, celle du Grouaneg. L’occasion de saluer le superbe travail du bar associatif qui multiplie les rendez-vous musicaux depuis deux ans dans la maison des sources et lors de la fête du patrimoine. Cette contribution à la vitalisation du quartier est aujourd’hui complétée par le voisinage de la toute nouvelle école Diwan installée dans la mairie annexe et le rez-de-chaussée de la maison attenante. Installation dans un quartier qui a connu trois écoles.

La vitalité d’une commune est très fortement reliée à la présence de services et de commerces. Il est évident que ce chantier ne sera jamais totalement abouti du fait des cycles de vies économiques. Une ouverture succède à une fermeture qui elle-même succède à une autre ouverture dont l’offre peut souvent changer (un restaurant qui remplace une pharmacie, un lavomatique qui remplace une maison de la presse, etc. Ces commerces sont progressivement plus facilement accessibles du fait de la mise en place d’une signalétique annoncée depuis de nombreuses années. Les RIS (les « relais d’information service » ou « panneaux d’informations ») sur lesquels il sera possible de visualiser, sur une carte de la commune, les établissements et sites accueillant du public, seront, quant à eux, installés dans les semaines qui viennent. Ce travail est tout nouvellement complété d’une réflexion sur l’emploie. Ce sera l’un des axes proposés à la discussion des acteurs économiques que nous inviterons ici même lundi prochain. Autre travail à mettre au crédit de la CCPA :  celui de l’installation de la fibre dans le cadre du programme Bretagne THD. Les premiers branchements seront possibles dans le secteur de Lilia nord d’ici à la fin de l’été, début d’automne

La vitalité d’une commune est aussi reliée à la valorisation de ce qui participe à son identité. Cette valorisation concerne tout à la fois le patrimoine immatériel, comme la langue bretonne bien sûr, mais aussi le sentier côtier sur lequel nous agissons en partenariat avec les randonneurs du Finistère et l’association PHA. Un nombre important de conventions permettant de reculer le sentier ont été passées avec les propriétaires. Ces conventions sont rapidement suivies de travaux réalisés avec les associations à qui la commune doit une fière chandelle. Ce travail de terrain est associé d’une procédure juridique relancée sous la maîtrise d’ouvrage de la CCPA pour rétablir un tracé officiel de la SSPL (La servitude de Passage des Piétons autour du Littoral) annulé en 2016 pour vice de forme par la cour administrative d’appel de Nantes. Ce sentier, sur lequel s’exprime un tourisme de quatre saisons, représente l’une des plus grandes plus-values de la commune.

SOUTENIR L’ATTRACTIVITÉ TOURISTIQUE

Cette vitalisation s’exprime aussi à travers le magnifique chantier de rénovation du site de l’Ile Vierge sous la maîtrise d’ouvrage de la CCPA. Ce chantier, que nous devons au formidable travail des élu-e-s communautaires et à son président, orchestré par Andrew Lincoln en qualité de vice-président en charge du tourisme, associé aux acteurs de l’économie touristique et du comité directeur de l’office de tourisme… Ce travail sera vraisemblablement achevé vers la fin du premier semestre 2020. Ce site de l’Ile Vierge, qui accueille le phare le plus haut d’Europe, représente indubitablement un véritable moteur de promotion du Pays des Abers et bien au-delà.

SOLIDARITÉ ET BIODIVERSITÉ

Vitaliser une commune c’est aussi agir en faveur de la solidarité entre les générations et en faveur de celles et de ceux qui ne bénéficient pas du nécessaire pour vivre. Ce travail de fond, le plus souvent discret, mobilise une centaine de personnes. Parmi ces bénévoles ceux de l’association « La Plume » qui a organisé 200 rendez-vous depuis sa création. Cette association, qui exerce son activité à la médiathèque, aide les personnes dans la compréhension de documents administratifs, les aide à rédiger des courriers à des administrations ou des particuliers et les guide pour des démarches en ligne. Nous avons là une équipe à même d’accompagner les trop nombreuses personnes en rupture numérique tel que dénoncé avant hier par Jacques Toubon le défenseur des droits dans son rapport remis hier au gouvernement.

Vivifier une commune c’est encore agir en faveur de sa biodiversité. De ce point de vue, nous avons reçu l’appel du jeune Maël Libert, âgé de 9 ans, et la rédaction d’un projet de loi concernant l’utilisation de transports non-polluants, par la classe de CM2 du Petit Prince, comme deux formidables aiguillons. Ce chantier engagé depuis le début du mandat s’est concrétisé cette année par la plantation d’arbres fruitiers et la fabrication de nichoirs. Il sera poursuivi d’autres initiatives telles qu’une opération de comptage des oiseaux (le week-end prochain) et l’ensemencement de pieds de murs ou d’interstices avec des graines de fleurs. Le démarrage de l’aménagement de l’espace naturel sportif et de loisirs de Kroaz al Lann, en contrebas du complexe sportif de Kroaz Kenañ, sera aussi associé d’initiatives en ce sens.

Le travail sur les mobilités douces sera aussi poursuivi. Nous pouvons déjà annoncer la mise en place d’un auto stop encadré sur la commune dans les mois qui viennent. Comme à Plougastel et d’autres communes qui se sont engagées dans cette voie, cet auto stop encadré (ce probable « Bis meud ») permettra de sécuriser et de faciliter l’auto stop en permettant la reconnaissance réciproque.

LA JEUNESSE, UNE PRIORITÉ

Autres types d’actions : celles en faveur de la jeunesse. Ces actions se sont tout d’abord concrétisées par le renforcement de l’encadrement à la crèche.

Elles se sont aussi exprimées à travers le Projet Éducatif Local rassemblant l’ensemble des acteurs de la communauté éducative et qui, à ce titre participe à la cohérence éducative. Ce projet est aujourd’hui associé d’actions dont celle emblématique de l’exposition « A ton âge » qui a pu être largement apprécié par les habitants. Ce PEL est aussi concrétisé par l’organisation des « jeudis de la parentalité » : 5 causeries par an visant à accompagner et soutenir les familles dans leur rôle de parents. Par un appel à projet dont chacun (particuliers, groupes, asso, écoles, etc.) peut s’emparer pour proposer une action sociale ou éducative en faveur des jeunes plouguernéens et soutenus jusqu’à 1000€ par projet par la mairie. Il est aussi concrétisé par l’organisation de passerelles entre les structures : crèche/écoles et centre de loisirs/espace jeunes.

Cet engagement en faveur de la jeunesse s’est aussi concrétisé par la signature d’une convention de Service d’Intérêt Économique Général avec l’association « Familles rurales » qui fête ses 50 ans cette année. Ce dispositif permet de sécuriser les liens (parmi lesquels le soutien financier) entre la collectivité et l’association sur la base de la reconnaissance d’un intérêt général. Cet encadrement s’avère désormais souhaitable dans un secteur de l’enfance jeunesse progressivement investi par le secteur privé lucratif.

Vitaliser c’est aussi agir pour le maintien d’une offre sportive de qualité pour tous les âges. De nombreuses heures de travail sont consacrées à l’entretien, à la réparation et à la rénovation des équipements sportifs. Deux nouveaux sites seront prochainement réalisés. Il s’agit pour Lilia, à l’arrière du terrain de foot actuel, d’une mini piste d’athlétisme réfléchie avec les écoles.  L’espace naturel sportif et de loisirs constitue le deuxième site sur lequel sera installé, par étape, un parcours sportif. Ces parcours susceptibles d’intéresser tout à la fois les associations sportives, les sapeurs-pompiers et toutes autre personnes intéressées non licenciée fera l’objet d’une rencontre réunissant l’ensemble de ces partenaires dans les semaines qui viennent. J’en profite pour faire un peu de pub pour l’espérance qui affrontera St Renan (équipe de R1 deux divisions au-dessus de Plouguerneau) dans le cadre des 32èmes de finale de la coupe de Bretagne. Autre rendez-vous majeur de l’année 2019 : la célébration des 80 ans de l’espérance le week-end de la pentecôte, 1er week-end du mois de juin.

Agir en faveur de la vie d’une commune c’est aussi œuvrer pour l’ouverture aux autres et au monde. C’est le travail du collectif « humanité » engagé dans l’accueil des personnes migrantes et c’est aussi agir en faveur de l’Europe. C’est tout le sens de l’engagement de nos deux comités de jumelages qui investiront tout prochainement, (après quelques heures de chantier partagé) la maison aux volets bleus qui sera baptisée « Maison des jumelages ». Cet engagement s’illustre aussi par les commémorations dont le temps fort vécu lors du 11 novembre dernier, pour les 100 ans de l’armistice. Temps forts vécu avec les anciens combattants, les pompiers, les écoles, les comités de jumelages, la chorale « Entre terre et mer » et nos amis d’Edingen-Neckarhausen. Il s’exprime enfin à travers le renouvellement de la remise officielle des cartes aux nouveaux électeurs, qui auront la possibilité de voter pour la 1ère fois lors des élections européennes. Cette remise sera vraisemblablement couplée de la pose de la devise républicaine (en français et en breton mar plij) sur le fronton de la mairie qui s’est embellie depuis la fin des travaux de mise en accessibilité.

Tost echu an abadenn. Rien de tout cela ne pourrait être réalisé sans un grand nombre d’entre vous, élus ou non dont certains, qui se sont beaucoup engagés pour notre commune, nous sont décédés cette année. Je pense à Bernard Le Ven, ancien Maire de la commune, et Véronique Caraes qui s’est beaucoup investi pour le hand et l’école de sports. Je voudrais terminer par un remerciement en direction de l’ensemble de mes collègues du conseil municipal dans leurs fonctions respectives. L’année 2018 a été marquée par l’arrivée de Ghislaine Porchel et de Maximilien Breton et départ d’Anaïs Thérasse, de Fabienne Brites et d’Amélie Charton . Sur la plupart des chantiers déclinés je me suis fait leur porte-parole et mes mots sont bien loin de traduire toute l’importance de leur investissement.

Bonne année pleine de sourire et d’éclats de rire, de santé, du nécessaire pour vivre pour vous et pour vos proches. Quelques chants d’oiseaux et un peu de poésie. Pour nous tous, de l’écoute, des pas de côtés pour mieux observer et mieux comprendre, du partage et quelques gentillesses. La gentillesse ce courage qui sourit (entendu dernièrement à la radio et attribué l’écrivain Alexandre Vialatte). Par-delà les colères et indignations dont certaines sont parfaitement légitimes, peut être pouvons-nous nous souhaiter quelques doses de cette gentillesse, ce courage qui sourit comme arme contre la surenchère du bruit. Sacré programme…

Echu pour de bon et bloavezh mad d’an holl.